Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 20:16




Un homme politique social , discret,  critique vis-a-vis de la démagogie des hommes  et de l infidélité du pouvoir pour le pouvoir.
A droite comme a gauche alors que les idées quittent le pouvoir , désespèrent ceux qui attendent  un vrai projet de société.


Hassiba Sandré








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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 00:45

76 journalistes tués en 2009

NOUVELOBS.COM | 30.12.2009 | 16:24
Réagissez à l'article 

Reporters Sans Frontières publie son rapport annuel sur la liberté de la presse. L'ONG dénonce une censure d'Internet de plus en plus forte, ainsi qu'une forte pression sur les blogueurs et "Net-citoyens".

Des militants de RSF réunis pour la liberté de la presse (Sipa)

Des militants de RSF réunis pour la liberté de la presse (Sipa)

La répression des blogueurs et la censure d'Internet constituent de nouvelles craintes pour la liberté de la presse dans le monde, tandis que 2009 a connu une augmentation du nombre de journalistes tués, enlevés ou contraints à l'exil, selon le bilan annuel de Reporters sans Frontières publié mercredi 30 décembre.
Le nombre de pays touchés par la censure du Net a presque doublé avec 60 Etats ayant recouru à cette pratique contre 37 un an plus tôt. "Chaque fois qu'Internet ou les nouveaux médias (réseaux sociaux, téléphones portables, etc.) jouent un rôle prépondérant dans la diffusion d'informations, le retour de bâton est sévère", a commenté Jean-François Julliard, secrétaire général de l'organisation.
Désormais "les blogueurs sont tout autant surveillés que les journalistes traditionnels", note RSF. Le nombre de blogueurs et "Net-citoyens" interpellés a quasiment triplé en 2009 avec 151 arrestations contre 59 l'année d'avant. RSF a aussi compté 110 blogueurs, cyberdissidents et internautes emprisonnés. La Chine, l'Iran, l'Arabie Saoudite, le Vietnam et l'Ouzbékistan sont les pays qui recourent le plus volontiers au blocage de sites ou de blogs, selon l'ONG.


"La peur règne dans certains pays au sein de la profession"


Par ailleurs, "notre principale inquiétude concernant l'année 2009 vient de l'exode massif de journalistes en provenance de pays répressifs, comme l'Iran ou le Sri Lanka", selon le secrétaire général de RSF, qui pointe également la Guinée, l'Afghanistan, le Pakistan, le Mexique, la Colombie ou l'Ethiopie. "Ce nouvel indicateur témoigne de la peur qui règne dans certains pays au sein de la profession", note RSF.
"Les autorités de ces pays ont compris qu'en incitant les journalistes à partir, elles réduisaient ainsi considérablement le pluralisme des idées et le degré de critique, cette tendance est dangereuse et il faut absolument qu'elle soit dénoncée avec force", estime Jean-François Julliard.
Coté condamnations, RSF relève que les peines infligées aux journalistes, notamment à Cuba, en Chine ou au Sri Lanka ,"sont tout aussi sévères que celles imposées aux auteurs de crimes de sang ou à des terroristes". Des pays comme le Maroc, l'Algérie ou la Tunisie se distinguent par ailleurs par une politique de harcèlement judiciaire, en multipliant les plaintes contre les journalistes qui ne trouvent pas grâce aux yeux du régime.

76 journalistes tués en 2009


RSF souligne que les guerres et les élections contestées sont les évènements les plus dangereux pour les journalistes : 76 ont trouvé la mort en 2009, soit 16 de plus que l'année précédente. L'année 2009 a été également marquée par un plus grand nombre de journalistes enlevés (33, contre 29 en 2008), agressés ou menacés (1.456 contre 929).
"Les violences pré ou post-électorales commises contre des journalistes ont été particulièrement importantes en 2009 dans des pays peu démocratiques", a souligné Jean-François Julliard.
Enfin, 2009 restera l'année d'un triste record, celui du plus grand massacre de journalistes commis en une seule journée, 30 professionnels des médias ont été tués par les milices privées d'un gouverneur du sud des Philippines.

(Nouvelobs.com)

 

 

 

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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /Oct /2009 01:00
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Cela fait maintenant 850 jours que Gilad Shalit, jeune soldat franco-israélien, a été kidnappé par le Hamas. Deux ans qu'il est détenu à Gaza comme monnaie d'échange, sans que les négociations entre Israël et le mouvement islamiste n'aboutissent.

Noam Shalit, le père du soldat franco-israélien Gilad Shalit détenu à Gaza depuis plus de deux ans, a appelé mercredi à Paris les Français à se mobiliser pour la libération de son fils et demandé aux ravisseurs de fournir une "preuve de vie".

"Comme vous l'avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française", a déclaré le père du jeune homme, en référence à l'ex-otage franco-colombienne libérée en juillet après plus de six ans de captivité.

Son père demande "une preuve de vie indiscutable"

Lors d'une conférence de presse organisée par un comité de soutien français à son fils, Noam Shalit a remercié le président Sarkozy, qui s'est engagé à plusieurs reprises à oeuvrer à la libération du jeune homme.                

"Il faut agir vite. C'est pourquoi je lance ici un appel aux ravisseurs. Je leur demande de fournir une preuve de vie indiscutable", a ajouté Noam Shalit, aux côtés du chanteur Patrick Bruel et de la journaliste Florence Aubenas, ancienne otage en Irak.  

Gilad Shalit, alors âgé de 19 ans, a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza le 25 juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l'un relevant du Hamas.

Sur la question de savoir si son fils pouvait être considéré comme un otage, Noam Shalit a déclaré que Gilad n'avait "pas choisi d'être un soldat". "Il a fait son service militaire obligatoire comme tous les jeunes Israéliens. Il a été pris en otage au cours de ce service militaire", a-t-il souligné.                 

"Oui, je pense qu'il est otage", a également dit Florence Aubenas, appelant à ne "pas se laisser aveugler par le contexte très émotionnel qu'il y a en France autour de ce conflit israélo-palestinien".

"Le problème est de savoir si on accepte qu'il y ait aujourd'hui des détentions arbitraires, les gens fussent-ils soldats, ce n'est pas une raison", a-t-elle ajouté.

Des négociations qui piétinent        

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat et a mené avec Israël des négociations par l'entremise de l'Egypte.

Hors, "les négociations sont actuellement au point mort", a commenté Noam Shalit, reprenant mot pour mot des propos tenus par Khaled Mechaal, le chef du Hamas en exil, dans une interview publiée le 6 octobre par Le Figaro. "Rien de productif ne peut sortir des rencontres [avec Israël, ndlr], qui ne servent qu'à améliorer les relations publiques d'Israël, sans obtenir la moindre concession" poursuit le chef du Hamas.

Les négociations s'enlisent "à cause du manque de fiabilité des négociateurs israéliens, qui reviennent sans cesse sur les points acquis", a déclaré Khaled Mechaal dans cet entretien. Pourtant une liste de 450 prisonniers "échangeables" a été remise le 25 septembre à Ehud Olmert, le premier ministre israëlien en vue d'une transaction avec le Hamas. Et depuis plus rien de la part de l'Etat hébreu.

Si ce n'est une recrudescence de la mobilisation de la société civile israélienne. Lundi, une manifestation à ainsi eu lieu à Tel-Aviv devant le domicile d'Ehud Barak, le ministre de la Défense, pour enjouer le gouvernement à s'investir davantage dans cette affaire. Dimanche, une marche de soutien à Gilad Shalit a également conduit à la fermeture d'un point de passage vers Gaza.

L'Elysée et le quai d'Orsay ont un rôle à jouer

La poursuite des négociations repose maintenant sur les épaules de Nicolas sarkozy, le président français, actuellement à la tête de l'Union Européenne et de Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères français. Dans son interview du 6 octobre, le chef du Hamas appellait ainsi à une médiation française

La France, dont le "rôle historique" a "toujours été d'être le minaret des droits de l'Homme et de la démocratie", devrait pouvoir donner "une impulsion vitale aux négociations de paix" si elle "continue à se maintenir à égale distance des parties au conflit", concluait Khaled Mechaal.

Hors Bernard Kouchner a effectué une visite à Jérusalem début octobre. Interrogé sur l'implication de la France dans les négociations pour la libération du soldat franco-israélien, il n'avait alors pas démenti avoir des contacts officieux avec le Hamas.

Esperons que la rupture lundi de la trève instaurée dans la bande de Gaza depuis quatre mois ne va pas venir ternir ces espoirs. Lundi, des militants palestiniens ont tiré une roquette artisanale vers Israël.

Photographie fournie par la famille

Gilad Shalit n'avait que 19 ans et venait de passer son bac lorsqu'il a été appelé pour effectuer son service militaire en 2006. C'est au cours de ce dernier qu'il a été enlevé.

L'EXPRESS FR
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 20:14
DOMINIQUE DE VILLEPIN ET LES RELATIONS INTERNATIONALES L’algérie dans la cité des hommes 09 Août 2009 - Page : 9 Lu 3375 fois L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac diagnostique l’état du monde, propose des pistes de réflexion et même des solutions aux problèmes les plus graves auxquels l’humanité est confrontée. Les quelques remarques qui suivent s’inspirent du remarquable essai que l’on doit à l’ancien Premier ministre français sous la présidence de Jacques Chirac entre 2005 et 2007, Dominique de Villepin (ci-après DdV). Il s’agit de La Cité des hommes paru en juin 2009, aux éditions Plon. L’auteur qui fut également secrétaire général de l’Elysée (1995-2002), puis ministre des Affaires étrangères (2002-2004) et ministre de l’Intérieur (2004-2005) diagnostique l’état du monde, propose des pistes de réflexion et même des solutions concrètes aux problèmes les plus graves auxquels l’humanité entière est confrontée, qu’il s’agisse du réchauffement climatique, de l’avenir du modèle industriel actuel, des migrations, des conflits régionaux, de la pauvreté ou encore de l’accentuation des différentiations sociales entre pays prospères et pays en développement et celles qui parcourent chacun des Etats. L’auteur structure son essai en six chapitres: le tremblement du monde, le temps de la responsabilité, le défi de la paix, l’urgence de la justice, l’épreuve de solidarité et l’audace de l’indépendance. Il appelle en guise de conclusion à un nouvel esprit du monde. L’Algérie est directement concernée par l’état des lieux que dresse DdV car son destin s’inscrit en totalité dans les mutations géostratégiques et les transformations économiques et culturelles qui se produisent aujourd’hui et dessinent les contours d’un nouvel ordre mondial dans lequel l’interdépendance des Etats et des sociétés sera plus forte, les ressources plus rares et les aspirations des peuples à plus de liberté et de justice plus grandes. Il est évident que notre pays ne pèse pas suffisamment pour être intimement associé à une gouvernance mondiale (politique et économique) ni pour influer sur la résolution des conflits régionaux qui se déroulent dans sa périphérie proche ou lointaine. Il n’a pas vocation à assurer le leadership ni du monde arabe ni de l’Afrique et il ne peut davantage s’imposer comme une puissance régionale, à cause des retards qu’il accumule sur les plans économique et culturel au profit des ses voisins immédiats. Enfin, le caractère foncièrement rentier de son économie ne le qualifie guère avant très longtemps, en tout cas, à devenir une force de proposition pour les Etats qui se complaisent dans le statu quo et subissent impuissants la mondialisation libérale. Pour DdV, les Etats continueront à exercer un rôle majeur dans les relations internationales et pour la transformation de l’ordre interne des sociétés. Certes, les autres acteurs de la mondialisation que sont les ONG, les entreprises et les mouvements transnationaux marqueront de leur sceau les mutations à venir. Mais, in fine, c’est l’Etat qui sera appelé à remodeler l’ordre entropique qui prévaut aujourd’hui. Nous limiterons volontiers l’analyse de l’ouvrage de DdV qui constitue une véritable doctrine des relations internationales, prolongeant celle élaborée par le très éminent Directeur général de l’Ifri, Thierry de Montbrial, dans son ouvrage historique L’action et le système du monde, dans lequel ce dernier expose et définit la praxéologie (ou la science de l’action). Quelles leçons utiles pour l’Algérie est-il possible de tirer du programme d’action élaboré par l’ancien Premier ministre français, grâce non seulement à sa parfaite connaissance de la gestion des affaires de l‘Etat mais aussi aux plusieurs tours du monde qu’il a effectués et qui lui ont permis de prendre la mesure, in situ, de l’état des lieux de la planète, des transformations profondes que sa survie même commande d’accomplir au plus vite et aussi de l’impasse dans laquelle risquent de s’empêtrer les Etats qui refuseront jusqu’au bout les adaptations indispensables? Dans l’ouvrage de DdV, on ne retiendra que les interpellations qui pourraient concerner, à un titre ou à un autre, l’Algérie, car pour l’essentiel, l’auteur s’adresse aux puissances occidentales, au système des NU et aux forces du marché. Il s’abstient du reste d’accabler les pays en développement, tout en affirmant que la colonisation qui les a asservis des décennies durant ne constitue pas la cause actuelle de leur stagnation. Nous avons arbitrairement privilégié les points suivants: le citoyen monde, l’Etat stratège et l’audace de l’indépendance. Le citoyen monde Dans son ouvrage, l’auteur stigmatise «le détournement de la culture comme élément de résistance identitaire» et s’inquiète du «développement de l’islamisme dans le monde arabe», avant de souligner avec justesse que «les modérés, ceux qui veulent associer droits de la personne, démocratie et islam, ont été discrédités, et, dans certains cas, persécutés. L’enseignement s’est rigidifié, rendant plus difficile l’assimilation de connaissances venues d’ailleurs. Les traductions se sont taries, étiolant un peu plus une tradition littéraire et poétique foisonnante, à présent tenue sous le boisseau» (p.57). C’est toute la problématique de la nature du système d’éducation, de la fonction du religieux plus que de sa place dans la société qui est ainsi soulevée. L’identité du peuple algérien est une identité plurielle, en ce sens qu’elle ne saurait se ramener à l’héritage arabo-musulman. Elle incorpore la berbérité (tout comme au Maroc), l’appartenance à la Méditerranée occidentale, et le legs socioculturel transmis par la colonisation française. Pour faire face aux défis du futur, il faudrait que l’Algérie soit capable d’assumer complètement la pluralité de son identité, s’imprégner des valeurs qui ont permis à l’Humanité d’accomplir tant de progrès dans les domaines des sciences et des techniques et s’inspirer utilement des pays comparables qui l’ont précédée sur la voie de l’indépendance et de l’insertion dans l’économie monde. DdV souligne qu’il faut à l’Occident «reconnaître la polyphonie du monde, contribuer à la nourrir sans prétendre y dominer, prendre au sérieux les cultures et les mémoires, lire et écouter les nouveaux savoirs qui se constituent en dehors de lui». (p.59). L’Algérie peut-elle apporter sa contribution au dialogue des civilisations? La question est ardue, car notre pays doit d’abord surmonter ses propres contradictions en la matière. On peut dire, en schématisant, qu’il y a d’un côté un fondamentalisme religieux (le salafisme) qui définit le religieux en opposition à la culture algérienne traditionnelle, les origines et les fondements de la religion musulmane passant à la trappe, au seul profit des hadiths du Prophète (QSSSL). De l’autre côté, le contexte global de sécularisation de l’espace public qui est autant favorisé par les mutations propres de la société algérienne (libération de la femme par l’éducation et par le travail) que par le mimétisme des modèles de consommation occidentaux et leur diffusion grâce aux Ntic, pousse à l’émergence d’une culture profane qui est considérée comme quasiment une culture païenne par les fondamentalistes. Il se produit ainsi une sorte de découplage de la norme religieuse par rapport à la norme sociale. Le danger, en Algérie, ne provient pas, à la différence de ce qui se constate dans l’Occident déchristianisé, de l’absence du savoir religieux de la part de la culture profane (même si celle-ci existe largement), mais de la volonté du religieux de nier totalement le profane. Ce faisant, c’est toute la démocratie qui risque de se trouver prise en otage par le revivalisme salafiste auquel, par ailleurs, le pouvoir est tenté de donner des gages (économie de bazar, arabisation de l’enseignement au rabais, refus d’adopter le week-end universel). Ce revivalisme n’a certes pas vocation à se transfigurer en force politique dotée d’un projet de société, comme cela était le cas de l’ex-FIS dans les années 1980 et 1990. Mais l’on ne saurait exclure qu’une course de vitesse soit engagée entre deux représentations de l’Islam en Algérie. De l’Etat gendarme à l’Etat stratège Pour DdV, «le siècle à venir ne se passera pas des Etats et devrait même, la crise aidant, leur accorder un rôle de plus en plus grand. C’est autour d’eux que s’articulera, en définitive, la nouvelle géographie du monde. Leur hiérarchie va être bouleversée, en fonction de quatre critères: le nombre, l’espace, la cohésion et la réactivité». (p.62) Ni le nombre certes relatif (35 millions d’habitants) ni l’espace (2.381.741 km²) ne manquent à notre pays. Mais la cohésion et la réactivité font défaut à l’Algérie. La cohésion a toujours manqué à la société algérienne, ensemble composite et fragmenté tout au long de l’histoire. Le jacobinisme autoritaire du Président Boumediène n’y a laissé que peu de stigmates. Cette cohésion est aujourd’hui mise à mal par l’absence d’un pacte social interne et l’absence de consensus sur les principales questions de société. S’agissant de la réactivité, DdV écrit que «les Etats qui l’emporteront seront ceux qui disposeront d’une administration adaptée au siècle à venir». «Cette administration devra être souple et concentrée sur l’essentiel (...)». Et de poursuivre: «Les Etats plus jeunes ont des systèmes administratifs souvent anarchiques, mélangeant niveaux de compétences et domaines d’intervention. Ces administrations-là devront se renforcer au profit d’une culture du service public qui leur fait aujourd’hui défaut. Le défi est pour eux de répondre en même temps, à d’immenses besoins et de refuser la corruption comme la mainmise de groupes ou de clans qui détournent la puissance publique à leur profit» (p.68). Le président de la République algérienne a engagé depuis 1999 un certain nombre de réformes dites réformes de l’Etat (éducation, justice, lutte contre la corruption, adaptation de nos administrations aux exigences de l’économie de marché) qui peinent à aboutir. Le Président n’en est pas personnellement responsable et probablement a-t-il tout fait pour lutter contre l’inertie des structures et la primauté des intérêts claniques et catégoriels sur l’intérêt général. Pis, on constate chaque année une régression de la qualité de la gouvernance mais, malgré tout, on se raccroche à l’espoir, qu’à partir de 2010, comme l’a déclaré notre Premier ministre, Ahmed Ouyahia, «rien ne sera plus comme avant». On ne voit pas vraiment de quelle baguette magique l’Exécutif compte se doter pour conjurer les périls qui menacent la maison Algérie mais l’honnêteté commande de reconnaître que la LFC pour 2009 va indéniablement dans le bon sens pour ce qui est de l’assainissement des affaires publiques et la lutte contre les principales formes de la délinquance financière. En revanche, il y a certainement problème en ce qui concerne notre gestion des relations internationales économiques. L’Algérie est bien un Etat souverain. Cela ne signifie pas qu’elle doive s’engager avec légèreté dans la conclusion d’accords interétatiques dont la violation par elle met en jeu sa responsabilité internationale. L’Algérie avait-elle les moyens de conclure près de 45 conventions bilatérales de protection des investissements qui prévoient toutes le libre transfert des capitaux sans restriction aucune. Avait-elle les moyens de conclure près de 30 conventions bilatérales (dont toutes ne sont pas en vigueur, il est vrai) de non double imposition, sachant que les seuls bénéficiaires en seraient les investisseurs étrangers puisque notre pays, à l’exception de Sonatrach, n’investit pas à l’étranger? Qu’on le veuille ou non, la LFC pour 2009 malmène le contenu des conventions bilatérales de protection des investissements conclues antérieurement, lesquelles comportent toutes une clause de stabilisation du droit applicable en faveur de l’investisseur. Enfin était-il raisonnable de se lier par deux accords de libre - échange poussant très loin le démantèlement tarifaire, et s’aviser quelque temps plus tard, que ce n’était pas là le meilleur moyen de promouvoir les PME locales et de préserver l’emploi? Pour reprendre le paradigme de DdV sur l’Etat, le manque de réactivité de notre pays aux défis des échanges internationaux apparaît sur fond d’improvisation et de dictature aveugle du court terme. L’audace de l’indépendance DdV se pose la question de savoir: «Quel sens a encore l’indépendance des Etats face à la mondialisation? Si leur souveraineté doit prendre en compte des contraintes lourdes et nombreuses, leur légitimité appuyée sur des identités fortes et plus nécessaires que jamais pour faire vivre nos principes communs et organiser le monde de demain. L’indépendance est un principe actif, mobilisateur dans une communauté internationale à construire et non à subir, née d’une indépendance accrue.» (p.193) S’agissant de l’Algérie, celle-ci ne pourra prétendre à l’indépendance que si ses élites dirigeantes, à défaut d’être légitimées par le suffrage universel, poursuivront la défense de l’intérêt général et constitueront des modèles sur le plan moral pour les jeunes générations. L’Algérie ne sera indépendante que du jour où aucune officine étrangère n’imposera ses fidéicommis au sein de l’appareil de l’Etat à des fins dont on peut présumer qu’elles sont étrangères à l’intérêt supérieur du pays. Enfin, l’Algérie ne pourra s’imposer comme Etat indépendant que si ses dirigeants se donnent les moyens de rompre, et dans les meilleurs délais, avec la logique rentière, au moment surtout où les revenus pétroliers s’érodent et où l’absence de diversification de l’appareil de production nous expose à une forte dépendance alimentaire, technologique et industrielle. C’est au président de la République, au gouvernement et aux autres centres de décision qui n’apparaissent pas en première ligne, d’oeuvrer pour que l’Algérie se donne les moyens d’une véritable indépendance dans le respect des engagements pris à l’égard des autres Etats et de ceux pris à l’égard des acteurs économiques qu’elle s’est donné comme partenaires. (*)
Professeur à l’université d’Alger
Ali MEBROUKINE
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 12:46

Le père de Clotilde Reiss critique les traducteurs

Rémi Reiss s'insurge contre les traductions approximatives des agences de presse officielles qui parlent d'un "rapport" remis à l'ambassade sur les manifestations, alors qu'elle a simplement envoyé "un e-mail" où l'ambassade était en copie.

Clotilde Reiss, lors de son procès (Sipa)

Clotilde Reiss, lors de son procès (Sipa)

Le père de Clotilde Reiss a dénoncé, lundi 10 août, les traductions en anglais diffusées par les médias iraniens, selon lesquels un "rapport" aurait été rédigé par sa fille. Il a assuré que cette dernière, qui s'est exprimée en farsi samedi lors d'un procès à Téhéran, n'a évoqué qu'un "e-mail".
Parallèlement, l'Elysée a fait savoir que Nicolas Sarkozy suivait "extrêmement attentivement" le dossier de Clotilde Reiss. "Il multiplie les interventions auprès de tous ceux qui pourraient exercer une influence sur le règlement rapide et une résolution de l'affaire", indique-t-on dans son entourage.
Deux jours après la comparution de la jeune Française et d'une employée locale de l'ambassade de France, Nazak Afshar, devant un tribunal de Téhéran, Rémi Reiss a quant à lui déclaré sur France 2 vouloir "recadrer un certain nombre de choses (...) en particulier sur les traductions".

"Il est traduit 'rapport' [alors qu']elle parle d'e-mail"


Précisant qu'il ne parlait pas lui-même farsi, il a expliqué s'être fait traduire les propos tenus par sa fille lors du procès. "Il est traduit 'rapport' [traduction en anglais des agences iraniennes Irna et Fars, NDLR], or quand on prend la version originale en farsi, ça m'a été rapporté par les experts, elle parle d'e-mail", a-t-il souligné. "Cet e-mail (...) fait état de ce qu'elle vit, mais dans le sens : 'rassurez-vous (...) je vais bien'. L'ambassade était en copie, comme une personne parmi d'autres dans la liste", a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, évoquant sa profession d'ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), "je suis chef de projet en milieu industriel, depuis peu effectivement dans le secteur nucléaire comme des dizaines de milliers d'ingénieurs en France. Il n'y a pas là de quoi monter des intentions rocambolesques", a-t-il déclaré.
Le père de la jeune Française, qui a été reçu samedi après-midi au ministère des Affaires étrangères à Paris, a dit garder "bon espoir" quant à la libération prochaine de sa fille. Dimanche, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner assurait que la jeune femme n'avait pas envoyé de "rapport" sur les manifestations qui ont suivi la présidentielle du 12 juin.

La libération est "notre toute première priorité"


Le Quai d'Orsay a réaffirmé lundi que la libération de Clotilde Reiss et de Nazak Afshar est sa "toute première priorité". "Notre ambassadeur à Téhéran est en contact permanent avec les autorités iraniennes auprès desquelles il réitère avec force notre demande de libération de nos deux compatriotes soutenue par nos partenaires de l'Union européenne et la présidence suédoise", a précisé un porte-parole du ministère.
Il a ajouté que les autorités françaises n'avaient pas eu de contact direct avec Clotilde Reiss ces derniers jours mais qu'elles demandaient "que la protection consulaire puisse s'exercer, en conformité avec les obligations internationales de l'Iran".
Clotilde Reiss, 24 ans, a été interpellée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à rentrer en France après avoir travaillé comme lectrice de français à l'université d'Ispahan pendant cinq mois. Elle est accusée d'espionnage pour avoir transmis sur Internet des photos des manifestations, d'après les autorités françaises. On lui reproche aussi d'avoir transmis des informations à l'attaché scientifique de l'ambassade de France à Téhéran, selon l'acte d'accusation cité par l'agence de presse semi-officielle Fars.

(nouvelobs.com avec AP)
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 14:35
Thomas Lelong | 24.07.2009, 07h00

Le petit cimetière Pont-Blanc d’Aubervilliers était noir de monde hier après-midi pour l’enterrement de l’acteur Yasmine Belmadi, le « titi d’Auber », qui s’est tué à scooter samedi dernier à , à l’âge de 33 ans. Abdelhak Kedachouche, l’oncle qui l’a élevé, a tendu successivement le micro à la famille, aux amis et aux proches de Yasmine.

 
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«C’était un sensible»
 
« Ils sont tous là pour te dire qu’ils t’aiment », a-t-il souligné, la voix étranglée, avant de laisser les chansons de Billie Holiday et de prendre le relais. « C’était une belle, une très belle cérémonie, digne d’un artiste comme lui », a confié, effondrée, Sabrina Ouazani, son amie, comédienne également, connue pour son rôle dans « l’Esquive » d’Abdellatif Kechiche. En deuil, la famille du était très représentée, avec entre autres Faudel, Smaïn, Jalil Lespert, Jérémie Renier et beaucoup de comédiens, réalisateurs et metteurs en scène. « Il aurait été très content de tout cet amour, lui qui en demandait tant », a rappelé Karim Belkhadra, qui a partagé plusieurs tournages avec Yasmine.
« On a ri comme jamais, on a pleuré, on s’est engueulés », se souvient Salim Kechiouche, l’un de ses meilleurs amis. « Et le plus dur, maintenant, c’est qu’on ne le verra plus sourire, déconner… » Le cimetière était aussi rempli de copains d’Aubervilliers, où l’acteur a grandi et où il revenait souvent « pour garder les pieds sur terre et voir les amis ». L’un d’eux, Saïd, a rappelé sa fierté vis-à-vis du passionné qu’était Yasmine. « Il est parti au petit matin, comme un prince, juste après le dernier jour d’un tournage. » L’artiste repose désormais dans sa ville natale, aux côtés de sa mère, Farida. La commune a rendu hommage au « gamin d’Auber au parcours exceptionnel », comme l’a rappelé Omar Aït Bouali, adjoint au maire.
« Je souhaite qu’une rue porte le nom de Yasmine Belmadi, pour que les gens d’ici se souviennent de lui », a-t-il déclaré au micro. Une proposition applaudie par la foule. Un conseiller de Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, avait fait le déplacement pour saluer l’homme « très sensible, avec une présence incroyable à l’écran ».
Yasmine Belmadi s’est éteint quelques jours avant la sortie en salle du film « Adieu Gary », encensé par la critique depuis trois jours. « Mais Yasmine n’a pas vraiment disparu. A l’heure où je vous parle, il est toujours là, sa voix et son visage sont projetés en salle, à la séance de 16 heures », a affirmé son ami Jalil Lespert.

 

 

Le Parisien

 

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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 14:05

Source : causeur.comen ligne le 15 juillet


Une affaire pourrie

Mal parti, le procès Fofana finit mal


Elisabeth Lévy


Élisabeth Lévy
est journaliste,
rédactrice en chef de Causeur.



Dans la polémique née du verdict prononcé à l’encontre des membres du “Gang des Barbares”, tout met mal à l’aise : la satisfaction des uns, la consternation des autres – sans oublier les assertions définitives de tous ceux qui ne savent rien des deux mois de débats –, les propos de madame Halimi, aussi excusables soient-ils, ceux de l’avocat général Philippe Bilger – peut-être sortis de leur contexte.

Oublions les jeunes crétins qui se définissent comme “militants juifs” et se sont mis à agresser des Noirs au Palais de Justice, ils sont à vomir. L’intervention des associations juives n’a fait qu’alourdir l’atmosphère: appeler à manifester contre le verdict avant même que celui-ci soit connu, c’était intenter un procès en suspicion à la Justice de la République. Et il faudra m’expliquer ce que vient faire le Fonds social juif unifié dans cette affaire judiciaire1. Quant au spectacle de “responsables communautaires” sommant le Garde des Sceaux d’ordonner au Parquet de faire appel et de celle-ci s’exécutant – pouvait-elle faire autrement ? –, il ne peut avoir que des effets dévastateurs dans l’opinion et en particulier dans la fraction de celle-ci qu’il s’agit de rééduquer, je parle de nos jeunes antisémites de banlieue2. Ils pensaient que les juifs sont puissants et tirent les ficelles de la politique ? Ils ne sont pas près de réviser leur jugement. Surtout avec les bonnes âmes qui leur fourrent dans le crâne que si Ilan Halimi avait été arabe on n’en aurait pas fait tout ce foin (en omettant bien sûr de préciser que si Ilan Halimi avait été arabe, il n’aurait pas subi son calvaire).

L’empressement avec lequel certains ont contesté le verdict est franchement déplaisant. Il y a toujours quelque chose de déplaisant dans une foule qui réclame un châtiment plus sévère. Quelles sanctions fallait-il que la Cour prononce pour les satisfaire ? À ce que j’en ai compris, les peines prononcées prennent en compte le degré de connaissance que chacun des protagonistes avait de l’entreprise criminelle à laquelle il collaborait. Ceux qui protestent oublient qu’un tribunal juge des individus, pas des concepts. Ce n’était pas la Barbarie qui se trouvait dans le box des accusés mais des hommes et des femmes dont la vénalité, la sottise, la lâcheté, la brutalité et l’indifférence conjuguées ont abouti à la mort d’un jeune homme.

Certains auraient voulu que le procès Fofana fût celui de l’Antisémitisme. Que ce crime ait une forte dimension antisémite est incontestable. La Cour d’Assises l’a retenu comme circonstance aggravante dans deux cas. Ilan Halimi a été choisi parce qu’il était juif. Je ne sais pas s’il a été traité comme il l’a été (comme un objet, une source de profit potentiel) parce qu’il était juif et je ne sais pas si les débats ont permis de faire la lumière sur ce point. Mais quoi qu’il en soit, Fofana et ses comparses ne sont pas condamnés pour avoir torturé et tué “un juif”, ils sont condamnés pour ce qu’ils ont fait à un homme. D’accord, me dira-t-on, mais si chez certains, l’idée qu’un juif n’est pas tout-à-fait un homme était en train de refaire surface ? Comment apprécier “la part” d’antisémitisme dans un crime ? Comment éviter de minimiser ? D’exagérer ?

Ne tombons pas dans le panneau, répond Bilger, peut-être entraîné trop loin par son goût pour la transgression. Si on en croit Le Figaro, l’avocat général est soucieux de distinguer “l’antisémitisme banal, ordinaire des cités, de la haine violente qui anime ce groupe”. Factuellement, c’est imparable, ce n’est pas pareil. Mais ce n’est pas une raison pour le dire. Dans la vraie vie, on est bien obligé de tenir compte de ce distingo : on ne va pas condamner tous les “antisémites banals, ordinaires, des cités”, à perpète avec 22 ans de sûreté. Faut-il pour autant proclamer haut et fort que contre “l’antisémitisme banal”, on ne sait pas quoi faire, ce qui revient à reconnaître qu’on le tolère ? Peut-on admettre en principe ce qu’on est obligé d’accepter dans les faits ? Est-on si sûr que les “antisémites banals” n’applaudissent pas aux sinistres exploits des antisémites meurtriers ? Bilger dit peut-être la vérité, mais il ferait mieux de la taire. Parce que de cette vérité-là, on ne sait pas très bien quoi faire.

Certains avocats de la défense ne s’embarrassent pas de telles subtilités. Pour eux, c’est simple : antisémitisme, connais pas. Dans Le Monde, Gilles Antonowicz et Françoise Cotta, s’en prennent à Me Spizner, conseil de la famille Halimi qui, écrivent-ils, “n’a pas manqué d’appeler les jurés à se montrer d’une sévérité exemplaire de manière à vaincre une prétendue “culture antisémite de la banlieue”". Comme chacun sait, cette “prétendue” culture est une pure invention. Et le reste est à l’avenant : “À vouloir ainsi instrumentaliser systématiquement et sans le moindre recul tous les fait divers à connotation éventuellement antisémite, réels ou supposés (souvenons-nous de “la fille du RER)3, certains prennent le risque de raviver des braises qui ne demanderaient pourtant peut-être qu’à s’éteindre, écrivent encore les deux défenseurs des opprimés de nos cités. Ceux-là prennent le risque de faire se lever des communautés les unes contre les autres alors que, précisément, tous ces jeunes de Bagneux sont apparus soudés, tout au long de ce procès, par leur misère sociale, bien plus que par leurs origines ethniques ou religieuses.” Nous y voilà : s’ils sont criminels et antisémites, c’est parce qu’ils sont pauvres. Après la politique de l’excuse, la justice de l’excuse.

Tout cela fait beaucoup de questions et peu de réponses. C’est que dans cette pénible affaire, tous les arguments sont réversibles, ce qui signifie que tout le monde a raison et tort à la fois. Autant dire qu’il n’y a que des coups à prendre. J’ai néanmoins une certitude, c’est que si Ilan Halimi est sans doute mort parce qu’il était juif, il serait désastreux qu’il devînt le mort des juifs. Et, rappelons-le à ceux Qui semblent l’oublier, les tribunaux de la République jugent au nom du peuple français. De tout le peuple français.




1.Quant à l’excellent Richard Prasquier, président du CRIF, qui a sans doute été soumis à de fortes pressions d’une “base” remontée, au moins a-t-il respecté les formes minimales en affirmant sa confiance dans la Justice. ↩

2.Que l’on m’épargne les accusations de stigmatisation, je ne parle ni de tous les jeunes ni de toute la banlieue. ↩

3.D’accord, souvenons-nous en, mais combien de vrais incidents pour ce faux ?

Par hassiba Belabbas sandre égalité-diversité - Publié dans : société
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 23:11
Amériques

Obama: l'esclavage devrait être enseigné en mettant en perspective les événements actuels tels que le Darfour

AP | 12.07.2009 | 22:06

Estimant que l'esclavage représente un terrible épisode de l'histoire des Etats-Unis, le président américain Barack Obama juge qu'il devait être enseigné à l'école de manière à mettre en perspective des événements actuels, tels que les atrocités commises au Darfour.

Dans un entretien à CNN enregistré samedi lors de sa visite au Ghana, et dont des extraits ont été diffusés dimanche, le chef de la Maison Blanche compare l'héritage de l'esclavage à l'histoire de l'Holocauste. Deux épisodes horribles de l'Histoire qui ne peuvent être ignorés et dont les leçons doivent être tirées, selon lui.

"Je pense qu'il est important que la manière dont nous l'envisageons et celle dont il est enseigné ne présentent pas seulement une victime et un bourreau", déclare Barack Obama dans cet entretien, enregistré lors de sa visite au fort ghanéen de Cape Coast, d'où les esclaves étaient déportés vers les Amériques par les Britanniques au XVIIe siècle.

"Je pense que la manière dont on doit l'envisager, la raison pour laquelle c'est pertinent, est que -que ce soit au Darfour ou au Congo, ou dans trop de pays dans le monde- la capacité de cruauté existe toujours", ajoute-t-il.

Samedi, Barack Obama avait déclaré que sa visite au fort de Cape Coast lui avait rappelé "la capacité des êtres humains à faire le mal". AP

 

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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 01:14

Une victoire sans gloire

Il y a quelques mois, rares étaient ceux capables de situer la ville d'Hénin-Beaumont sur une carte de France. Depuis, la bourgade de 27 000 habitants, dont 19 000 inscrits, est devenue le centre de la France politico-médiatique. Ce qui s'y passe cumule tous les handicaps démocratiques: un maire socialiste incarcéré pour corruption, une gauche divisée, un Front National historiquement fort, et une crise nationale et locale sans précédent.

Le Front National dans l'impasse

Daniel Duquenne est donc élu. De justesse serait-on tenté d'ajouter. En 2002, Jean-Marie Le Pen avait recueilli 2 900 votes (27%), puis 3 300 au second tour face à Jacques Chirac. En mars 2008, le socialiste Gérard Dalongeville avait été élu avec 52% des suffrages, et 6 500 voix. Steeve Briois réunissait déjà 3 300 suffrages dimanche dernier. Il a amélioré son score de quelques 2 500 voix. 
Article L'ESPRESS.FR

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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 00:58

mercredi, juillet 01, 2009

DIASPORABLOG
VOUSDONNE
RENDEZVOUS...


DIMANCHE 5 JUILLET


AU PARC ITZHAK RABIN
DANS LE 12è A PARIS


POUR LE PREMIER GRAND
PIQUE-NIQUE DE LA TOLERANCE



Le premier pique-nique de la jeune association Shalom Paix Salam! aura lieu le dimanche 5 juillet 2009 au Parc Itzhak Rabin, Paris 12e..

(Pour rappel, Shalom Paix Salam! est un mouvement pour la paix
et le dialogue entre personnes de culture juive et musulmane en France),
et tous les autres, qui se sentent concernés, interpellés par cette problématique.

Avant les vacances (et après le bac, les examens, et concours, mariages,bar-mitzva etc. ), nous vous proposons donc de nous retrouver pour un grand pique-nique le dimanche 5 juillet ,


au Parc Itzhak Rabin,
Paris 12e, à partir de 12/13h.
En face de la rue Paul Belmondo.


Métro :
Bercy, Cour-Saint-Emillion
Bus : 24, 87


Vous pourrez nous identifier de loin grâce à nos t-shirts
Shalom Paix Salam! Et nous aurons sans doute quelques banderoles et pancartes comme point de ralliement ...

Venez nombreux et en famille, emmenez vos amis.

Et apportez vos spécialités, orientales, ashkenazes, ou tout autre délice (plus vos guitares, derbouka, violons, flute, etc.) à faire découvrir et partager!

Les musiciens, artistes et les associatifs des assoces

soeurs et amies sont chaudement invités à nous contacter.

En espérant que le soleil sera aussi de la partie!

But: se retrouver, ou faire connaissance, échanger idées, et idées de projets pour la rentrée.


Pour ceux qui regrettent de ne pouvoir venir, un 2e pique-nique aura
lieu au même endroit et à la même heure le dimanche d'après, 12 juillet.

C'est l'été et pour se réunir et parler projets, mieux vaut un pique-nique gratuit au soleil, qu'une salle de réunion payante)

Shalom Paix Salam!

Amitiés


Pour Shalom Paix Salam!

Corine Goldberger
et Jamila Allaoui


adresse mail:
shalompaixsalam@gmail.com


VENEZ EN MASSE ENVAHIR
LES PELOUSES DU PARC

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